20.02.2009
L'excellence d'une troisième étoile
Montpellier fait maintenant partie des trente-cinq villes françaises qui ont trois étoiles dans le Guide vert Michelin des régions. Elle est la seule, avec Aix-en-Provence, a l'avoir décroché cette année. Comment et pourquoi... suivez le guide !
De gauche à droite : Catherine Labrousse, conseiller municipal et déléguée au tourisme à l'agglo, Amaury de Valroger, éditeur du Guide Vert Michelin, Jacques Touchon, adjoint au maire aux relations internationales, Hélène Mandroux, maire de Montpellier et Fanny Dombre-Coste, adjointe et présidente de l'Office de Tourisme de la ville, réuni pour la remise symbolique du dernier Guide Vert Languedoc-Roussillon.
Que sont les étoiles Michelin?
En France comme à l’étranger, les étoiles Michelin matérialisent l’excellence. Pour les visiteurs, l’étoile est gage de qualité, elle rassure et bannit la déception. Qu’il s’agisse d’une région ou d’une ville, le nombre maximum d’étoile reste le même: trois. Et cela pour lous les guides touristiques Michelin, comme pour le Guide rouge, bible des restaurateurs. Plus les auteurs du guide donnent d’étoiles, plus le site a de l’intérêt. Une étoile fait du site apprécié un endroit “intéressant”, deux étoiles attestent qu’une région ou un pays “mérite un détour” ou qu’une ville est “recommandée”. L’apogée est atteint avec trois étoiles. Alors la région ou le pays “vaut le voyage”, la ville quant à elle est “très vivement recommandée”. C’est à présent le cas de Montpellier qui depuis longtemps n’avait que deux étoiles.
Quels sont les critères d’attribution?
Les étoiles ne s’obtiennent pas sans efforts. L’œil aiguisé des experts s’attarde sur neuf critères principaux. Des critères de classification qui sont identiques dans les vingt-trois pays couverts par le Guide vert
1. Le ressenti lors de la découverte du site.
2. La notoriété du lieu
3. La richesse patrimoniale: le nombre de monuments et de musées à visiter, la richesse de la visite: nombre d’activités
pour les sites de loisirs.
4. La présence de label. Notamment le label “Ville touristique”, que Montpellier tente d’obtenir (voire la colonne à droite).
5. La valeur patrimoniale ou historique.
6. Beauté, esthétique
7. Authenticité, charme et harmonie.
8. Agrément de la visite: aménagement, accessibilité, entretien ( critère de facilité de la visite)
9. Qualité de l’accueil et de la visite du site.
Dans ce sens les incontestables efforts réalisés par la ville et l’Agglo ont payé.
« Le musée Fabre, plus grand et qui accueille des expositions d’exception, a attiré 650000 visiteurs depuis février 2007, date de sa réouverture. L’aquarium d’Odysseum est aussi un atout», atteste Catherine La brousse, élue déléguée au tourisme à l’Agglo. «Les grandes manifestations, telles le festival de Radio France ou le Printemps des comédiens, contribuent à la notoriété de Montpellier et ont facilité l’obtention de cette troisième étoile», affirme de Marc Dufour, adjoint au maire délégué au tourisme.
Qui sont les auteurs du guide?
Assurément, ils connaissent le terrain. Une équipe de deux à cinq “évaluateurs” qui travaille incognito part en chasse pour dénicher les meilleurs services offerts aux touristes. Restaurants, hôtels, qualité de l’accueil, tout y passe. Ces
auteurs-experts répondent à des consignes de travail précises et méthodiques. Toutes les catégories touristiques sont ainsi “testées”. Catherine Labrousse, élue chargée du tourisme à l’Agglo, estime que la qualité du réseau de médiathèques a dû tenir un rôle dans l’obtention de la troisième étoile. Amaury de Valroger, éditeur du Guide vert Michelin (sur la photo ci-contre) a quant à lui révélé les deux coups de coeur des auteurs : le musée Fabre, qui fait tant parler et la place de la Canourgue, qui reçoit deux étoiles dans le dernier guide.
Pourquoi cette troisième étoile est importante?
Il y a deux raisons à cela : l’audience du Guide vert et le poids du tourisme dans la région.
En 2008, le Guide vert en français, qui a depuis quelques années opérésa mue (plus de photos, meil leure organisation, actualisation des infos pratiques) s’est vendu toutes éditions confondues à 1,1million d’exemplaires dans le monde (sur un total de 2,5millions de guides touristiques Michelin vendus dans le monde). Quand on sait qu’un exemplaire passe
entre les mains de plusieurs familles, cela commence à chiffrer…
En ce qui concerne le tourisme, deux chiffres sont rappelés par Marc Dufour, adjoint au maire délégué au tourisme : «Le tourisme représente 15 % du produit intérieur brut (PIB) de la région Languedoc-Roussillon, et il représente à Montpellier 3 millions de journées de consommation.» Et l’élu de conclure : «C’est évident: le Michelin va booster la fréquentation touristique de Montpellier.»
A.H.
12:00 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : montpellier, découverte, tourisme, actualité, michelin, destination, soleil, vacances, business
04.02.2009
L’usage d’Internet par les médias : bénédiction ou cadeau empoisonné ?
Facilité, rapidité… Internet offre de multiples raisons aux journalistes de rester devant leur ordinateur aujourd’hui. Le développement de ce nouveau média sert la profession, tant en amont qu’en aval. Il peut aussi être un piège.
Si le journaliste toujours accroché à son carnet et son crayon lors de ses reportages est encore de rigueur, Internet vient en soutien dans la recherche de sujets, le complément d’information ou encore dans la confrontation des sources. Au fil du temps, la pratique du métier a remplacé la machine à écrire par l’ordinateur et le web.
Des sites institutionnels et officiels aux espaces plus intimes, comme les blogs politiques, les sources sont innombrables. L’exemple d’un moteur de recherche, de son utilité et de sa pertinence pour le métier de journaliste est abordé avec le directeur de Lycos, Jérémie Clévy.
Réflexe aiguisé qu’est la méfiance, le journaliste l’exerce encore plus vis-à-vis de ce média.
Internet semble être fait pour les médias. La toile est aussi faite par eux. La presse, qu’elle soit quotidienne, hebdomadaire ou même magazine, d’information ou de loisir se décline sur le web. La radio aussi s’est mise à jour. Le bimédia n’est plus une rareté.
Comment l’information est-elle traitée ? De quels moyens disposent les médias pour s’étendre sur le net ? Où se situe l’intérêt de chacun, du journaliste à l’usager ?
Pour certains, comme c’est le cas pour les journalistes de Rue 89, Internet permet d’être plus « indépendant. » Faux, selon l’Observatoire des Médias.
Pour d’autres, à l’image de 20 minutes et du site qui est lié, Internet vient en complément de la version papier du journal. Parfois même, il permet une extension des sujets. Photos, vidéos permettent par exemple de rendre des sujets plus vivants. Les quotidiens livrent du « toujours plus chaud » tandis que les hebdomadaires profitent de la continuité de l’information.
Internet apparaît utile mais ne déshumanise-t-il pas les relations entre les gens ? C’est la question posée au service communication de la mairie de Lille et à divers journalistes.
Quoi qu’il en soit, Internet avance, fait avancer mais aussi réfléchir, le blog de Cédric Kalonji en est la preuve.
Aurélie Hochard.
17:27 Publié dans Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lille, journalisme, internet
Entre mairie et journalistes : amours contrariées ?
Lors de la cérémonie des voeux qui s’est déroulée en janvier dernier, Martine Aubry, maire de la ville de Lille et première secrétaire du Parti socialiste, rappelait combien « l’environnement rend de plus en plus difficile l’indépendance de la presse » et combien les journalistes sont importants dans le maintient d’une démocratie. Pourtant, celle qui est surnommée « la dame de fer » par certains de ses pairs n’apprécie guère la compagnie des journalistes.
Un arsenal complet de maîtres es communication entourent la locataire de l’Hôtel de Ville. Le service communication de la mairie de Lille déploie ses compétences sur papier et sur le net. Un espace rajeuni depuis 2007 après deux ans de travail, la nouvelle version du site de la mairie propose différentes rubriques aux citoyens. Un espace est en plus dédié à la presse. Par un lien mis en exergue, l’utilisateur accède à une page réservée pour laquelle un login est nécessaire. Il suffit de l’obtenir en envoyant un mail à la mairie.
Espace réservé mais « ouvert à qui en a besoin », on y trouve des « dossiers plus fouillés », avec des éléments destinés aux professionnels de la presse. A en croire la démarche, chiffres et détails techniques ne semblent pas être faits pour le simple citoyen. Si les localiers de la Voix du Nord et de Nord Eclair sont les bienvenus et ont des relations privilégiées par des news qui leurs sont spécifiques, d’autres sont laissés de côté.
Du côté de la mairie, on vente les mérites du service communication comme étant un complément d’information ou mieux, comme ont pour habitude de dire les journalistes, un lieu de “confrontation des sources.” Persuadé du réflexe journalistique, Maxime Morel voit dans les 140 demandes de login faites en un an, une grosse affluence sur l’espace réservé. Avec la quantité de localiers des quotidiens et hebdomadaires régionaux concentrée dans le département du Nord, ne faut-il pas y voir plutôt un désintérêt pour ce service ?
Aurélie Hochard.
Maxime Morel est le responsable du pôle internet. Recruté en 2005 avec une maîtrise de sciences de l’information et de la communication, il a été embauché pour redonner un coup de neuf au site internet de la ville de Lille.
Si les utilisateurs premiers, selon lui, sont les journalistes, on trouve, parmi les utilisateurs des étudiants journalistes, des énarques ou encore des thésards. Maxime Morel est optimiste et reste dans les rangs d’un discours bien dicté par sa direction : les relations avec la presse, elles ne faiblissent pas. Tout va pour le mieux entre ces demoiselles Information et Communication.
13:52 Publié dans Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lille, aubry, médias, web, journalisme, société
Un site survendeur ?
Un service de communication via internet faciliterait les relations avec la presse. Des délais de réponse beaucoup plus rapides, des communiqués plus fréquents, une plus grande transparence… L’offre est alléchante, mais internet a-t-il réellement changé les rapports parfois difficiles entre mairie et presse ? Rencontre avec l’équipe de La Brique et Fréderic Lepinay.
Les journalistes de La Brique (journal d’information locale, de Lille et d’ailleurs) ne sont pas fans du service de communication de la mairie. Les relations avec la mairie restent tendues. Ils préfèrent rencontrer directement les élus en charge de tel ou tel projet.même s’ils n’arrivent pas toujours à les joindre: « nous voulions faire un sujet sur les tags, nous avons essayé de contacter un élu pendant deux mois. Sans succès. C’est toujours la même chose dès qu’on est face à un sujet qui dérange. »
La Brique estime qu’espace réservé à la presse sur internet cache quelque chose. Un moyen de les fidéliser ou de les empêcher d’aller plus loin, de ne pas investiguer.
Cette attitude est contraire à la charte du journal, « Notre but est de faire sortir les élus de leur discours formaté. »
«La mairie de Lille ne doit pas être la première à mettre au point ce genre de service, je reste curieux de savoir de qui elle s’inspire » confie Antonio l’un des journalistes de l’équipe.
Discours isolé ou constat généralisé ?
Fréderic Lepinay, ancien fait-diversier de la Voix du Nord et auteur du livre La Voix du Nord, histoire secrète, se dit plutôt favorable à un espace réservé à la presse. « Le public copie les grosses entreprises telles que Veolia ou la SNCF qui disposent de ce genre d’espace sur leur site depuis longtemps. » Il déplore cependant l’attitude de la mairie, « pourquoi des dossiers plus fouillés seraient-ils destinés aux journalistes. Les responsables d’association sont les premiers à en avoir besoin. » Fréderic Lepinay estime qu’une information ne doit pas être parcellaire, un site réservé pour mieux isolé « une presse plus subversive », les propos du responsable de la communication de la mairie de Lille choque. «Une attaque directe à la Brique, c’est antidémocratique. »
Virginie Menvielle.
13:47 Publié dans Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lille, aubry, médias, web, journalisme, société










