01.11.2009
Au cœur de la mécanique de Complément d’enquête
France 2 diffuse Réussir sa mort, l’ultime défi dans le prochain numéro de Complément d’enquête, lundi 2 novembre, à 22h10. Retour sur le tournage de l’émission, qui s’est déroulé vendredi 30 octobre, à Paris.
Une équipe technique, deux fauteuils rouges et un présentateur : les composants indispensables l’émission Complément d’enquête. Voilà pratiquement un mois que les journalistes d’investigation de France 2 ont entamé leur travail. Diffusé lundi 2 novembre en deuxième partie de soirée, le 139e numéro de l’émission qui aborde le thème de la mort s’est tourné vendredi 30 octobre dans trois hauts lieux parisiens.
Pour débattre sur le sujet, Benoît Duquesne et son équipe ont d’abord posé leurs célèbres fauteuils au musée de Tokyo. Un hasard ? Non, les lieux de tournage sont choisis en fonction du sujet abordé et des invités. En ce moment, l’exposition Deadline regroupe les œuvres d’artistes qui se savaient condamnés au sein du musée d’art mordernes. Jean-Claude Ameisen, biologiste et président du comité éthique de l’Inserm est le premier invité de la journée.
Un timing chronométré à la minute, pas de place pour l’hésitation. 9h15 l’équipe est sur place, Benoît Duquesne se fait maquiller puis relit ses fiches. Un quart d’heure plus tard, l’invité arrive et visionne le reportage sur lequel il apportera des commentaires. Pendant ce temps, l’équipe technique installe le matériel : trois caméras et plusieurs spots sont nécessaires. Tout est près, le tournage dure un bon quart d’heure. Le « clap » de fin aussitôt annoncé, le matériel est rangé. Direction le cimetière du Père Lachaise pour deux autre interviews. La même mécanique sera appliquée pour chaque entrevue.
10h30, quoi d’autre que la coupole du crématorium du plus grand cimetière parisien est plus opportun pour parler de la mort. Les fauteuils rouges sont d’abord ajustés, les trois cameramen prennent place, on adapte la lumière et couvre les « défauts » du décor. Frédéric Lenoir, directeur de la rédaction du Monde des religions mène le dialogue sur la crémation. Patrick Baudry, tout droit arrivé de Bordeaux, lui succède et parle des funérailles que l’on prépare de plus en plus soi-même, sur fond de columbarium. Une prise en extérieure qui donne du fil à retordre, entre bruits parasites et passants qui s’arrêtent.
Avant de quitter le cimetière, Benoît Duquesne enregistre le début de l’émission. Contrairement aux interviews rondement menées, plusieurs prises sont nécessaires avant de tenir le bon lancement.
Après une pause déjeuner, moment où la concentration reste à la porte du restaurant, l’ensemble de l’équipe se dirige vers le théâtre de la Madeleine. Les deux fauteuils se retrouvent au milieu de la scène. Les caméras sont tournées vers la place occupée chaque soir par le public. Guy Bedos, souriant, accueille l’équipe. Dernier interviewé de la journée, c’est lui qui introduit l’émission.
17h30 : tout est dans la boîte, il n’y a pas eu de débordement. Un sourire de satisfaction s’affiche sur tous les visages. Dans quinze jours, les fauteuils se poseront dans d’autres lieux.
Aurélie Hochard
17:56 Publié dans Découverte | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mort, toussaint, enquête, contrat obsèque, benoît duquesne









