04.02.2009
L’usage d’Internet par les médias : bénédiction ou cadeau empoisonné ?
Facilité, rapidité… Internet offre de multiples raisons aux journalistes de rester devant leur ordinateur aujourd’hui. Le développement de ce nouveau média sert la profession, tant en amont qu’en aval. Il peut aussi être un piège.
Si le journaliste toujours accroché à son carnet et son crayon lors de ses reportages est encore de rigueur, Internet vient en soutien dans la recherche de sujets, le complément d’information ou encore dans la confrontation des sources. Au fil du temps, la pratique du métier a remplacé la machine à écrire par l’ordinateur et le web.
Des sites institutionnels et officiels aux espaces plus intimes, comme les blogs politiques, les sources sont innombrables. L’exemple d’un moteur de recherche, de son utilité et de sa pertinence pour le métier de journaliste est abordé avec le directeur de Lycos, Jérémie Clévy.
Réflexe aiguisé qu’est la méfiance, le journaliste l’exerce encore plus vis-à-vis de ce média.
Internet semble être fait pour les médias. La toile est aussi faite par eux. La presse, qu’elle soit quotidienne, hebdomadaire ou même magazine, d’information ou de loisir se décline sur le web. La radio aussi s’est mise à jour. Le bimédia n’est plus une rareté.
Comment l’information est-elle traitée ? De quels moyens disposent les médias pour s’étendre sur le net ? Où se situe l’intérêt de chacun, du journaliste à l’usager ?
Pour certains, comme c’est le cas pour les journalistes de Rue 89, Internet permet d’être plus « indépendant. » Faux, selon l’Observatoire des Médias.
Pour d’autres, à l’image de 20 minutes et du site qui est lié, Internet vient en complément de la version papier du journal. Parfois même, il permet une extension des sujets. Photos, vidéos permettent par exemple de rendre des sujets plus vivants. Les quotidiens livrent du « toujours plus chaud » tandis que les hebdomadaires profitent de la continuité de l’information.
Internet apparaît utile mais ne déshumanise-t-il pas les relations entre les gens ? C’est la question posée au service communication de la mairie de Lille et à divers journalistes.
Quoi qu’il en soit, Internet avance, fait avancer mais aussi réfléchir, le blog de Cédric Kalonji en est la preuve.
Aurélie Hochard.
17:27 Publié dans Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lille, journalisme, internet
Entre mairie et journalistes : amours contrariées ?
Lors de la cérémonie des voeux qui s’est déroulée en janvier dernier, Martine Aubry, maire de la ville de Lille et première secrétaire du Parti socialiste, rappelait combien « l’environnement rend de plus en plus difficile l’indépendance de la presse » et combien les journalistes sont importants dans le maintient d’une démocratie. Pourtant, celle qui est surnommée « la dame de fer » par certains de ses pairs n’apprécie guère la compagnie des journalistes.
Un arsenal complet de maîtres es communication entourent la locataire de l’Hôtel de Ville. Le service communication de la mairie de Lille déploie ses compétences sur papier et sur le net. Un espace rajeuni depuis 2007 après deux ans de travail, la nouvelle version du site de la mairie propose différentes rubriques aux citoyens. Un espace est en plus dédié à la presse. Par un lien mis en exergue, l’utilisateur accède à une page réservée pour laquelle un login est nécessaire. Il suffit de l’obtenir en envoyant un mail à la mairie.
Espace réservé mais « ouvert à qui en a besoin », on y trouve des « dossiers plus fouillés », avec des éléments destinés aux professionnels de la presse. A en croire la démarche, chiffres et détails techniques ne semblent pas être faits pour le simple citoyen. Si les localiers de la Voix du Nord et de Nord Eclair sont les bienvenus et ont des relations privilégiées par des news qui leurs sont spécifiques, d’autres sont laissés de côté.
Du côté de la mairie, on vente les mérites du service communication comme étant un complément d’information ou mieux, comme ont pour habitude de dire les journalistes, un lieu de “confrontation des sources.” Persuadé du réflexe journalistique, Maxime Morel voit dans les 140 demandes de login faites en un an, une grosse affluence sur l’espace réservé. Avec la quantité de localiers des quotidiens et hebdomadaires régionaux concentrée dans le département du Nord, ne faut-il pas y voir plutôt un désintérêt pour ce service ?
Aurélie Hochard.
Maxime Morel est le responsable du pôle internet. Recruté en 2005 avec une maîtrise de sciences de l’information et de la communication, il a été embauché pour redonner un coup de neuf au site internet de la ville de Lille.
Si les utilisateurs premiers, selon lui, sont les journalistes, on trouve, parmi les utilisateurs des étudiants journalistes, des énarques ou encore des thésards. Maxime Morel est optimiste et reste dans les rangs d’un discours bien dicté par sa direction : les relations avec la presse, elles ne faiblissent pas. Tout va pour le mieux entre ces demoiselles Information et Communication.
13:52 Publié dans Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lille, aubry, médias, web, journalisme, société
Un site survendeur ?
Un service de communication via internet faciliterait les relations avec la presse. Des délais de réponse beaucoup plus rapides, des communiqués plus fréquents, une plus grande transparence… L’offre est alléchante, mais internet a-t-il réellement changé les rapports parfois difficiles entre mairie et presse ? Rencontre avec l’équipe de La Brique et Fréderic Lepinay.
Les journalistes de La Brique (journal d’information locale, de Lille et d’ailleurs) ne sont pas fans du service de communication de la mairie. Les relations avec la mairie restent tendues. Ils préfèrent rencontrer directement les élus en charge de tel ou tel projet.même s’ils n’arrivent pas toujours à les joindre: « nous voulions faire un sujet sur les tags, nous avons essayé de contacter un élu pendant deux mois. Sans succès. C’est toujours la même chose dès qu’on est face à un sujet qui dérange. »
La Brique estime qu’espace réservé à la presse sur internet cache quelque chose. Un moyen de les fidéliser ou de les empêcher d’aller plus loin, de ne pas investiguer.
Cette attitude est contraire à la charte du journal, « Notre but est de faire sortir les élus de leur discours formaté. »
«La mairie de Lille ne doit pas être la première à mettre au point ce genre de service, je reste curieux de savoir de qui elle s’inspire » confie Antonio l’un des journalistes de l’équipe.
Discours isolé ou constat généralisé ?
Fréderic Lepinay, ancien fait-diversier de la Voix du Nord et auteur du livre La Voix du Nord, histoire secrète, se dit plutôt favorable à un espace réservé à la presse. « Le public copie les grosses entreprises telles que Veolia ou la SNCF qui disposent de ce genre d’espace sur leur site depuis longtemps. » Il déplore cependant l’attitude de la mairie, « pourquoi des dossiers plus fouillés seraient-ils destinés aux journalistes. Les responsables d’association sont les premiers à en avoir besoin. » Fréderic Lepinay estime qu’une information ne doit pas être parcellaire, un site réservé pour mieux isolé « une presse plus subversive », les propos du responsable de la communication de la mairie de Lille choque. «Une attaque directe à la Brique, c’est antidémocratique. »
Virginie Menvielle.
13:47 Publié dans Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lille, aubry, médias, web, journalisme, société
28.01.2009
Le Wi-Fi, bien loin de l’évidence pour les usagers
Sorti d’un opérateur téléphonique et Internet, l’usager ressort avec une box toutes options. Le Wi-Fi, qui permet la connexion sans fil, rend plus pratique la navigation sur le net de la chambre au salon, en passant par la cuisine. Si l’évidence est probante dans un lieu privé, la connexion se fait de façon beaucoup moins simultanée dans les lieux publics. Chaînes de fast-food et autres points de restauration comme les brasseries proposent pourtant une connexion Wi-Fi à sa clientèle.
Lorsqu’on pousse les portes de tels établissements, il est pourtant rare de voir des ordinateurs portables sur les tables. On suppose l’usage du web, dans ces lieux au regard de tous, rapide et efficace.
Les rares personnes qui en font usage se connectent pour lire leurs mails, discuter avec leur amis ou jouer en ligne. Dans le centre ville de Lille, Mac Donald reste le seul à afficher clairement le service proposé. Un étudiant de la Catho profite du web gratuit à l’heure du repas.
Thomas profite de la connexion pour consulter ses mails, mais il espère une amélioration et notamment un plus gros débit.
Une connexion parfois lente, un manque probant de prises aux endroits adaptés et trop peu de signalisation. Ces facteurs réunis expliquent le peu d’intérêt des potentiels utilisateurs.
Pour preuve, Marine et Guillaume, lecteurs au Furet du Nord ne connaissaient pas l’existence de ce service. Autour d’eux, il n’y a même pas d’internaute.
Marine préfère utiliser son ordinateur chez elle, malgré le service offert au Furet.
Guillaume, lui, ne vient pas dans les lieux publics pour faire usage d’internet, même s’il a conscience du côté pratique du service.
Aurélie Hochard, Virginie Menvielle.
18:44 Publié dans Web | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : wi-fi, internet, journalisme, esj
L'export d'une seine-et-marnaise dans la capitale nordiste
Au grès de notre premier travail video, dans le cadre de notre formation Presse hebdomadaire régionale (PHR), Virginie Menvielle livre ses impressions, ses satisfactions et ses attentes lors d'une présentation. En une minute trente, on en sait plus sur la seine-et-marnaise d'origine.
23 ans, pétillante, Virginie raconte sa nouvelle vie lilloise, faite de rencontres. Avec sa formation à l'Ecole supérieure de journalisme (ESJ) de Lille, la jeune femme a pu concrétiser son envie d'écriture. La formation a aussi réveillé sa passion pour le Mexique. Magasin, restaurants, expositions... tout est bon pour dénicher le moindre accent mexicain au quatre coins de la métropole lilloise.
Un portrait souriant, à savourer sans modération pour la demoiselle qui a faim d'expérience... faim bientôt assouvie par un premier stage, dans ma région natale, à l'Observateur de Beauvais...la video en atteste.
Aurélie Hochard.
L'actualité de Virginie se retrouve en images, mots et désormais sons et video sur Le Quetzal.
10:37 Publié dans Personnalité | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : esj, journalisme, présentation video, mexique










